L UTOPIE 1/2
L' UTOPIE
Introduction par Raphaël Enthoven sur le livre de Frédéric Rouvillois (L'utopie- Flammarion- 1998):
Selon Raphaël Enthoven la leçon du livre c'est que l'utopie n'existe pas! Et c'est même sa raison d'être... mais ce faisant, il note que l'oeuvre de Francis Bacon "La nouvelle Atlantide" (parue en 1627)(Francis Bacon 1561-1626) est une exception puisque on y retrouve une description du monde actuel tel que nous le connaissons avec les clones, les avions, les sous-marins, mais en parle comme d'un hasard..
Point de vue que réfute Frédéric Rouvillois: "L'idée fondamentale de l'utopie c'est une conjonction entre le rêve et le projet, entre le songe, voir le délire, et le politique... l'inflexion dans le réel"
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-L'UTOPIE EST UNE CONJONCTION ENTRE LE REVE ET UNE INSCRIPTION DANS LE REEL-
(L'utopie est donc réserver aux hommes courageux qui entreprennent la réalisation de leurs rêves?)
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Citant l'oeuvre de Thomas More(Utopia 1516), F.R. indique qu'elle se termine avec une phrase ambiguë dans les propos:
1) "Je souhaite que cela se produise", c'est la part du rêve
2) "J'espère que cela se produira." comme étant le futur, la réalisation, le projet!
C'est donc la différence entre le souhait et l'espoir, objecte R.E. en indiquant alors que quand on espère quelque chose, on espère aussi espérer... Le remède, l'antidote à l'espoir ou le venin contre l'espoir c'est la réalisation.
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-L'ANTIDOTE A L'ESPOIR, C'EST LA REALISATION-
(L'espoir serait donc une maladie ou un mal?)
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R.E.: "Est-ce que l'utopie n'est pas prise dans ce paradoxe?"
F.R.: " Dans celui de T.More à la rigueur, puisque il est beaucoup plus compliqué, personne ne sait vraiment comment il a prit ce texte fondateur, si il l'a prit au sérieux, si ce n'est pas une gigantesque PLAISANTERIE finalement sur...?"(ce que la société ne pourrai jamais devenir?)
R.E.: "Lui même présentait son texte comme une BAGATELLE..."
F.R: "Mais à d'autre moment comme une chose sérieuse, avec ce balancement entre *U topia* le lieu qui n'est pas et *Eu Topia* le lieu du bien, le lieu dont on espère qu'il va se réaliser un jour. Même si T.More reste dans cette entre deux, incertain, il est clair à mon sens que ses successeurs (F.Bacon-La nouvelle Atlantide) sont déjà beaucoup plus dans le projet. Francis Bacon veut réaliser, il est dans l'espérance de la réalisation du projet, qui est la préfiguration du monde moderne technique."
R.E.: "En effet, il envisage des découvertes qui seront du début du XXIe siècle et pas seulement du XXe siècle!"
F.R.: "Il en est même du XXIIe, à priori, puisque il parle de certaines choses, comme de l'immortalité des corps ou du mouvement perpétuelle qui ne sont toujours pas inventé(1)! Autre exemple Tommaso Campanella (1568-1639 La Cité Du Soleil)"(2)
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PALMANOVA
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Les plans de la cité de Palmanova(3) est le modèle architectural d'une cité parfaite, celle que l'on a appellé "la ville fortifier idéale". Le paradoxe de Palmanova c'est qu'elle existe, et on peut voir ce qu'est la structure même de l'utopie.
F.R.: "Avant cela, rappelons qu'en 1593 T.Campanella, qui deviendra ensuite l'un des plus grand utopiste du début du XVIIe siècle, organise une révolte en Calabre, où il veut créer une république qui s'appelle déjà "La République du Soleil", est une république théocratique, une utopie en acte, une utopie réalisée où il veut appliquer ses propres préceptes!"
(Ceci expliquant cela, de par l'oeuvre de Campanella faisant référence au soleil et la forme en étoile à 9 branches de la cité.)
R.E.: "Il faut rappeler que dans la cité de Campanella, j'adore cité cet exemple, la sodomie est passible non seulement de peine de mort mais avant cela quiconque est convaincu de sodomite doit porter ses chaussures autour du coup parce qu'il a marché sur la tête."
(Hum... pourquoi adore-t'il cette loi, et n'aurait-il pas du dire "...quiconque est accusé de sodomite..." et non pas convaincu?! Lapsus révélateur de ses convictions personnelle?)
F.R.: "De même que dans ce texte incroyable (La Cité du Soleil) tout ce qui a trait à la sexualité est étroitement réglementé, et que par exemple on ne choisi pas son partenaire, ni le jour ni le lieu ni le moment ni la fréquence des rapports sexuels, tout est établit par la cité, par la société en fonction du bien supposé de celle-ci."
R.E.: "Ca c'est une information sur l'utopie elle même, c'est à dire que dans l'utopie il y a d'abord l'idée d'un projet humain qui contrarie les lois de la nature ou les projets de la nature, si j'ose dire, et il y a aussi l'idée d'une institution qui viendrait corriger les hommes, non seulement légiférer mais corriger même la nature humaine!"
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-DANS L'UTOPIE, IL Y A L'IDÈE DE CORRIGER LA NATURE HUMAINE-
(Si de créer un environnement adéquate au développement de la nature humaine est une correction, alors je suis tout prêt à en accepter toutes les contraintes!)
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R.E.: "Est-ce que l'on a quelque chose qui témoigne de ça dans cette carte magnifique?"
F.R.: "On est exactement la dedans, en fait. Pour l'utopiste effectivement, la cité idéal c'est toujours une ville, c'est toujours quelque choses qui a été établi par l'homme et l'utopiste, au fond, à horreur de la nature, du moins de la nature brute.
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-L'UTOPISTE A HORREUR DE LA NATURE BRUTE-
(N'est-il pas sain que d'avoir en horreur ce qui nous détruirait, que ce soit les éléments extérieurs et intérieurs, puisque la destination finale de l'utopiste n'est-il pas l'amélioration de la nature humaine?)
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Pour lui la nature n'est admissible que lorsque elle est arraisonnée(4). En quelque sorte, lorsqu'elle l'est..."
R.E.: " Vous dites arraisonnée, c'est le mot Heideggerien (Martin Heidegger) pour désigner dont la façon technique, justement, s'empare de la nature..."
F.R.: "La technique est ici la raison, parce que l'on voit effectivement cette espèce de cité, relève essentiellement... finalement, des lois de la géométrie, absolument pas des lois de la nature et absolument pas non plus des lois... humaines, si j'ose dire, les besoins humain... qui sont que... les villes en vrai sont beaucoup moins ordonnées, beaucoup moins... magnifique que celle-ci. Ici vous le voyez..."
R.E.: "...Mais selon l'utopie des moines, c'est aussi une volonté géométrique de conjurer le hasard... Mais la question, puisque c'est la question du jour Frédéric Rouvillois; "L'homme est-il à la hauteur de ceux qui lui veulent tant de bien, qui lui veulent une existence aussi ordonner que celle-la?"
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-LE PROBLÈME DE L'UTOPIE N'EST-IL PAS LA MÈDIOCRITÈ DE L'HOMME?-
(Si par "médiocrité de l'homme" l'on suppose qu'en avoir conscience est une source de souffrance alors aucun autre combat ne mérite plus d'être au devant de toutes les préoccupations humaines!)
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R.E.: "Le problème de l'utopie ce n'est pas la médiocrité de l'homme?!"
F.R.: "Le problème de l'utopie c'est de conjurer cette médiocrité et le cauchemar de l'utopie c'est que cette conjuration mènent toujours, finalement, à la catastrophe, ce que cette merveilleuse représentation de Palma ne nous montre pas, évidemment... mais ce que laisse, peut être déjà, entrevoir la Tour de garde, de guet(5), au centre de la ville et qui est déjà comme l'oeil de "Big Brother"... qui est, au fond, sur le reste du monde."
R.E.: Big Brother c'est "1984". C'est Georges Orwell, "Meilleur des mondes" (1932) d'Aldous Huxley et "Nous autres"(1920) Eugène Zamiatine(6) qui est une préfiguration de l'empire soviétique. C'est la thématique, cette fois-ci, des anti-utopies, des utopies qui mettent en scène le fait que quand le paradis advient, il devient l'enfer!"
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-PARFOIS, QUAND LE PARADIS ADVIENT, IL DEVIENT L'ENFER-
(Ce "parfois" semble prouver, quand même, que l'on aurait néanmoins du mal à le reconnaître, mais que raison oblige. Ainsi qu'il n'exclut pas la possibilité certaine qu'il advient aussi!)
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F.R.: revenant sur la carte de Palmanova "...Alors, ici on ne le sait pas! Mais on le devine obscurément, effectivement, par cette espèce de... alors que toute la ville est sympathique, riante, la tour ressemble déjà à une prison, finalement, c'est le donjon du pouvoir, avec un pouvoir qui en outre, avec cette structure en étoile, qui est extrêmement intéressante, de ce que l'on disait tout à l'heure, les villes utopiques non jamais une structure organique, en fait.
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-LES VILLES UTOPIQUES N'ONT JAMAIS UNE STRUCTURE ORGANIQUE-
(Provenant de l'esprit de moine, il paraît évident que l'organique en ce temps là n'avait pas l'approbation de leurs vue de l'esprit!)
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Elle ne ressemble jamais à des êtres vivants. Elles ont toujours une structure géométrique, et finalement c'est la moyen de conjurer la nature, de supprimer le hasard, parce que cette éradication du hasard c'est vraiment le centre de l'utopie, et c'est aussi le moyen, finalement, d'imaginer que cette réalité parfaite, qu'est l'utopie, peut s'étendre au reste du monde, puisque au fond il suffit de continuer les allées, d'ouvrir les murailles, pour que l'étoile devienne un réseau, et que le réseau s'étende à la terre entière."
R.E.: "Il y a une chose extraordinaire avec Palmanova (regardant vers un écran d'ordinateur), on a installé Google Earth pour regarder cela, rien que pour cela c'est extraordinaire. Il y a une chose tout à fait étonnante, c'est que Palmanova existe! La voici, on est près de Venise, et c'est donc une ville qui a été construite selon les plans de cette cité. Alors, on pourrait dire à l'appui des utopistes, là on voit bien le dessin des fortifications et de la ville, le donjon a disparu! C'est intéressant! Mais alors justement, la coercition, l'aspect carcéral de la chose à peut être disparu, en tout cas son coeur carcéral a disparu, et elle existe(la ville) mais les conditions de vie des Palmanovains ne son pas celles qu'ont prévoit dans une utopie! Finalement, c'est une ville comme les autres?"
F.R.: "C'est une ville comme les autre. Cela ne remet pas en cause que l'utopie veut réaliser son système.
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-L'UTOPIE VEUT REALISER SON SYSTEME-
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Elle veut le réaliser, elle ne le réalise pas parce que l'homme est imparfait, et qu'au fond, on en revient à ce que l'on disait tout à l'heure, il y a cette confrontation inévitable entre le rêve, l'idéal et la réalité, qui aboutit à la catastrophe. Donc effectivement on est obliger d'y renoncer in fine, mais malgré tout le dessin est là, il s'inscrit quand même dans le réel et dans le sens de mon affirmation de départ (l'inflexion dans le réel) que l'utopie n'est pas faite uniquement pour les dormeurs..."
R.E.: "Alors on va aller dans votre sens et contre ce que je vous disais tout à l'heure (l'utopie n'existe pas)allons à Dubaï."
F.R.: "Il y aurait un autre endroit également, c'est Auroville(7)..."
R.E.: "oui, absolument, mais allons à Dubaï. Là, nous avons avec Dubaï, une figure tout à fait étonnante, qui dit à la fois le triomphe de l'homme sur la nature et en même temps le fait que... (montrons la vue aérienne de la presqu'île en forme de palmier) tout cela est totalement artificiel, ça fait la taille de la moitié de Paris, cela a été construit, ce sont des polders(8) finalement, on les a sortit de la mer. Donc, c'est vraiment le modèle d'une emprise humaine sur la nature, qui au même temps est dérisoire au regard de l'océan et de l'infinité naturel, et qui également est dérisoire au regard de ce que doit être l'utopie, c'est à dire éventuellement une utopie égalitaire, ici c'est un paradis pour riches!"
F.R.: "Oui, ici c'est l'utopie bling-bling! Une sorte de paradoxe absolu. Mais l'utopie n'est pas avare de paradoxe. La chose revient très fréquemment, on est souvent dans un décalage complet entre ce que l'on tente de faire et ce qui se fait véritablement."
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- IL Y A SOUVENT UN DECALAGE ENTRE CE QUE L'ON TENTE DE FAIRE ET CE QUI SE FAIT-
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R.E.: "C'est l'un des éléments de l'utopie, ce décalage! Alors, restons dans l'ordre de ce décalage Frédéric Rouvillois!
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BRESIL
- Coupe du monde 2006-
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On a choisi une image d'une supportère brésilienne pendant le match de coupe du monde, Brésil-Australie, image merveilleuse... avec un jeu de miroir évidemment, le drapeau brésilien(tenue derrière au-dessus d'elle) aussi sur les lunettes en guise de verre. Ce qui est intéressant c'est la joie, l'aspect festif évidemment de cette personne, on imagine autour d'elle 50 milles supporters qui exultent de la même façon, et en même temps elle brandit le drapeau brésilien avec un slogan, que l'on oubli trop souvent qu'il est d'Auguste Comte, le père du positivisme, tempérament utopiste s'il en est; "Ordre et Progrès". Or le Brésil dit exactement le contraire!"
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-TOUT DANS LE DRAPEAU BRESILIEN FAIT PENSER A L'UTOPIE-
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F.R.: "Absolument, tout dans le drapeau brésilien fait penser à l'utopie, cette inscription dans la sphère dans un losange, deux figures géométrique emboîtés l'une dans l'autre, le monde entier qui finalement est recouvert par le phylactère(9)(bon, calmons un peu ces messieurs, ce n'est qu'une simple DEVISE du pays) qui est un programme typiquement utopique au fond, parce que l'utopie c'est...=> au bout du progrès, un ordre absolu qui se réalise, qui établit la perfection dans l'histoire et dans l'espace."
R.E.: "Vous avez employé le mot "perfection"..., c'est à dire qu'il y a dans l'utopie un refus de ce que Jean-Jacques Rousseau appelle la perfectibilité, c'est à dire l'imperfection inhérente à la nature humaine?"
F.R: "Oui, Rousseau ou les Pères de l'église d'ailleurs... effectivement, et l'utopie va tout à fait à l'encontre de cette idée la, l'utopie c'est le progrès réalisé, c'est la perfection qui est à un moment donnée, qui s'inscrit effectivement dans le réel, qui continue d'ailleurs de s'améliorer, la perfectibilité est aussi inhérente à la perfection, paradoxalement."
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-LA PERFECTIBILITE TEND A LA PERFECTION-
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R.E.: "Elle tend, mais comme l'asymptote(10) y travaille! Mais alors, juste une chose, sur le Brésil..."
F.R.: "Sur le Brésil il y a mille choses à dire..."
R.E.: "Mais il y a surtout le fait que, pardon, c'est le contraire de l'ordre, je ne sais pas si c'est le contraire du progrès mais c'est le contraire de l'ordre, c'est un joyeux chaos, il y a un livre excellent d'un philosophe qui s'appelle Guialano da Empoli "La peste et l'Orgie" qui est un portrait du Brésil, il dit le Brésil c'est l'avenir, parce que le Brésil c'est le bordel"
F.R.: "Et au même temps, le Brésil c'est l'Amérique du sud, autrement dit une terre rêver de l'utopie, parce que l'utopie est imaginé par Thomas More en songeant à ce nouveau monde que l'on venait de découvrir, en songeant au Incas qui ont tenté de réalisé une société communiste et parfaite, c'est au sud du Brésil, au Paraguay, que les Jésuites vont tentés leurs premières colonies utopiques avec les indiens, où ils tentent de réaliser finalement déjà le paradis sur terre, on est dans l'utopie. Vraiment, on navigue ici dans des choses extrêmement intéressantes, entre cette espèce de volonté de réaliser l'utopie qui est, je dirais presque... je pense également à Aguirre, "La Colère de Dieu"(11), on est aussi dans des choses comme ça. (un environnement naturel et chaotique où l'homme essaye de créer un environnement utopique)."
R.E.: "Et une réalité qui contrarie cette volonté!"
F.R.: "Volonté que contrarie monstrueusement cette réalité, c'est la jungle, c'est effectivement le bordel, c'est la mixité sociale et ethnique, c'est tout ce que, au fond, finalement, l'utopie exècre!"
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Fin de la première partie!
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1 -Il suggère alors que cela pourrait être inventé?!
2 -Tommaso Campanella. Il s'intéressa principalement à la politique de son temps (monarchie espagnole régnant alors sur la Calabre intégrée au Royaume des Deux-Siciles), et développa des thèses de philosophie politique qui tendent vers l'utopie. ( cf son ouvrage La Cité du Soleil). Il élabora également sa propre théorie de la connaissance.(Source Wikipédia)
3 -Palmanova est une commune italienne de la province d'Udine dans la région Frioul-Vénétie julienne en Italie. Le 7 Octobre 1593, le surintendant de la République de Venise crée un nouveau type de forteresse : Palmanova. Utilisant toutes les dernières innovations militaires du xvie siècle, la petite ville est une forteresse en forme d'étoile à 9 branches, conçue par Vincenzo Scamozzi.
4 - Chercher a persuader par des raisons.
5 - Action par laquelle on observe, on épie ce qui se passe, ce qui se fait.
6 - Son roman le plus connu, "Nous autres", exprime sa déception à l'égard de la révolution d'Octobre. Ce roman de science-fiction est une « dystopie », ou contre-utopie; il est souvent présenté comme la source d'inspiration du "Meilleur des mondes" (1932) d'Aldous Huxley, de "1984" (1949) de George Orwell et d’"Un bonheur insoutenable" (1970) d'Ira Levin.
7 - Auroville (La ville de l'aurore) est située à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry dans le Tamil Nadu en Inde. Elle a pour vocation d'être « le lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités » Auroville est construite d'après les plans conçus par l'architecte français Roger Anger et l'inauguration eu lieu le 28 février 1968.
8 - Étendue de pays entourée de digues.
9 - En général, nom donné par les anciens aux amulettes qu'ils portaient sur eux pour se préserver de quelque mal. Petit morceau de peau ou de parchemin que les Juifs s'attachaient au bras ou au front, et sur lequel étaient écrits des passages de l'Écriture.
10- Terme de géométrie. Ligne droite qui s'approche indéfiniment d'une courbe, sans pouvoir jamais la toucher.
11- Aguirre, la colère de Dieu (Aguirre, der Zorn Gottes) est un film allemand de Werner Herzog sorti en 1972, dans la mouvance du Nouveau Cinéma allemand. L'histoire du conquistador Aguirre, inspirée notamment des chroniques de Gaspar de Carvajal (comme indiqué au début du film), est authentique mais la réalité va beaucoup plus loin que la fiction du film : loin de se perdre sur l'Amazone comme le laisse croire la fin du film, il parvint jusqu'à l'Atlantique avec sa troupe et attaqua les possessions espagnoles.
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